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    Ainsi après le méli-mila-mélo, le méli-griveaux-mélo. Parler d'un sujet qui n'est pas le sujet devient un TOC.

    A partir de 2018, il est clair que Benjamin Griveaux, n'ayant jusqu'à présent rien fait dont il puisse se vanter (n'a-t-il pas été surnommé successivement "Marquis de Sa Suffisance" puis "Mr Nobody" par son entourage politique?) veut, à l'américaine, construire sa carrière à venir et l'essentiel (pour ne pas dire la totalité) de son programme à Paris sur son image de bon époux et bon père de famille (voir Elle, Gala, L'Opinion ...).

    Patatras! Ses vidéos et entretiens érotiques hors des liens du mariage, circulent sur la Toile. Immédiatement, soutien de quasiment toute la classe politique qui dénonce une atteinte à la vie privée, et haro sur les réseaux sociaux!

    Mais de quelle vie "privée" parle-t-on? Puisque M. Griveaux lui-même a fait de sa vie privée un élément de sa vie politique, puisqu'il l'affiche comme la garantie qu'il tiendra ses engagements, le certificat de sincérité de ses promesses électorales, la preuve qu'il possède les qualités morales qu'il s'engage à déployer à la Mairie, incontestablement la vie "privée" de M. Griveaux devient un élément de sa politique. Qui donc, comme tout autre, mérite d'être vérifié par tout citoyen, pour l'information légitime des  électeurs et électrices.

    De l'américanisation, la Macronie voudrait avoir les avantages sans les inconvénients; M. Griveaux a menti sur un des fondements prétendus de sa politique: il perd "en même temps" le peanut butter et the peanut butter's money. La façon dont la tartufferie a été révélée, (quoi qu'on pense de cette méthode qui n'a pas été inventée avec les réseaux sociaux), importe infiniment moins que la tartufferie elle-même.

    On admirera par ailleurs que, sur le fond, Griveaux soit aussi schizophrène que la société: la sexualité la plus provocante est affichée et marchandisée partout mais, révélées et réelles, la masturbation et la pluralité d'amantes ou d'amants de M. Untel seraient infâmantes !!!??? La publicité peut flirter en XXXXXL, dans l'espace public, avec la pédophilie, mais M. (et Mme Griveaux?) ne peut assumer de batifoler entre adultes consentants.

    O tempora, o mores!


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    Méli-Mila-mélo

     

    Quelle belle époque!

    Un mien ami, dessinateur de grand talent, a publié dans un journal un excellent dessin où il représentait deux nazis-canada dry (auxquels de nazi il ne manque que le nom mais ni le passé, ni les actions, ni les discours, etc.) dans deux cercueils en forme de S, dans la calligraphie nazie de S.S., flottant parallèlement, ce qui les fait donc apparaître ramant dans le sigle S.S. L'un des nazillons a porté deux plaintes contre lui: mon confrère et le directeur de publication n'ont pas été condamnés pour la publication dans le journal, au nom de la liberté de la presse; mais, comme cet ami a publié aussi son dessin sur un réseau social, il n'y était plus protégé par le droit de la presse et il s'est retrouvé condamné pour injure publique.

     

    La jeune Mila, harcelée par un de ses suiveurs sur son réseau social, répond à celui-ci que sa religion (je cite) « est de la merde » et que Dieu, « on lui met un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir ». Recevant les réponses auxquelles elle aurait dû s'attendre, c'est-à-dire aussi argumentées, raisonnées et mesurées, délicates et conviviales que sa déclaration, elle répond en confirmant ses dires, aussi laconiquement, avec la même absence totale d'arguments de fond et de poids, que précédemment.

    L'adresse de son lycée se retrouve sur les réseaux sociaux. Elle doit en partir, porte plainte et réclame la protection de la police.

    La Sinistre de la Justice fait ouvrir une enquête contre elle pour provocation à la haine d'un groupe en raison de son appartenance à une religion déterminée. On reviendra plus loin sur cette perle de la Macronie.

     

    Qui vient alors au secours de Mila? Un avocat, pas n'importe lequel, un qui connaît bien le sujet, le Code Pénal et les media: Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo.

     

    Dès lors et tout soudain, on voit apparaître, cette fois à la télévision, une autre Mila. La fille qui, peinturlurée comme une qui voudrait donner de la joie à qui voudrait s'en payer et qui lui aurait déjà ébouriffé au moins la chevelure, évacuait ses flatulences sur son réseau social, est devenue une jouvencelle bien comme il faut, ses cheveux ont été sagement coupés et lissés, son maquillage léger donne une impression de juvénilité saine, sa contenance est pudique et timide, son pneu buccal s'est dégonflé en bouton de rose virginal, son anneau dans les naseaux a été recyclé hors champ. Et la gracieuse enfant ânonne qu'elle voulait blasphémer comme elle aurait dit que oui, oui, elle ne pensait qu'à aider la vieille dame à traverser la rue, et, au grand jamais, à lui mettre le nez dans le caniveau où elle se trouve pourtant.

     

    C'est bizarre : à entendre les propos litigieux de Mila sur son réseau social, j'ai eu très fortement l'impression qu'elle voulait uniquement injurier son interlocuteur, l'injurier sur un réseau social, ce que le droit appelle donc « publiquement », et l'injurier là où, selon les préjugés dans l'air (malsain) du (mauvais) temps qu'elle paraît avoir faits siens, elle supposait que ça pouvait lui faire le plus mal. J'ai eu encore plus fortement l'impression que son injure n'avait que le fond d'un vomi.

     

    Mais son avocat sait bien que la condamnation pour injure publique était imparable alors que la condamnation pour blasphème serait un scandale d'Etat.

     

    Et il a eu raison de parier sur la confusion mentale, l'ignorance et le panurgisme à l’œuvre à tous les échelons de la société et dans quasiment tous les media ; et de compter, en Macronie, sur ces mêmes qualités additionnées d'incompétence, de calculs politiciens et d'un nouvel avatar de l'inépuisable « en même temps ». Car, grâce à ces vertus combinées, on en est arrivé à ce que la Sinistre de la Justice, elle-même, défende à vingt-quatre heures d'intervalle le non-droit absolu au blasphème et le droit absolu au blasphème.

     

    Ainsi l'avocat de Mila a réussi à faire passer une injure publique sortie des cloaques pour un blasphème descendu des Lumières.

     

    Pendant ce temps, Macron et le gouvernement sont heureux qu'on ne leur parle plus de sortir des égouts ceux qui s'y noient, en mettant dans l'éducation, la règlementation des réseaux sociaux, le logement, l'accueil digne des migrants, la formation d'une police réellement au service des citoyens, par exemple, les 26 milliards qu'il va investir dans toujours plus d'armes, pour toujours plus de guerres fallacieuses, pour toujours plus de représailles et de destructions abominables.

     

    Si vous avez un doute sur l'élévation spirituelle de l'enfant, je vous conseille de regarder ses prestations télévisées : elle utilise le mot blasphème avec tant d'hésitation qu'elle semble en ignorer le sens. Puis termine une intervention, devant un de ces amphithéâtres dont la téléréalité raffole, en demandant qu'on l'entende interpréter la chanson qu'elle vient d'écrire, de chanter et d'enregistrer elle-même, sur son terrible malheur, et dans laquelle ne s'entend aucune réflexion sur la foi religieuse mais un aveu: "je rêvais de briller sur scène". En cas de violences à l'encontre de Mila, leur auteur mériterait des circonstances atténuantes, au moins de la part des mélomanes.

     

    12 février 2020


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