• 1 commentaire
  • Monsieur le Maire,

     

     

     

    D’abord permettez-moi de vous féliciter pour ce que vous relatez avoir fait, à la suite des assassinats de janvier, avant la publication de votre éditorial.

     

    Ceci étant dit, en tant que citoyenne et dessinatrice de presse, j’ajouterai ce « mais » :

     

    Les morts collaborateurs de Charlie, en matière d’humanisme et de respect, n’ont de leçons à recevoir sinon de quiconque, du moins pas de la plupart de ceux qui leur en donnent. Ces images, dont je suis quelquefois l’auteure, que certains jugent « blasphématoires » sont portées par une indignation devant l’injustice, une révolte contre l’hypocrisie, un écœurement devant le mensonge, que l’on ne trouve qu’exceptionnellement chez ceux qui nous blâment. Et certainement pas chez les maires qui prennent des arrêtés anti-mendicité, qui ne construisent pas les logements sociaux que la loi les oblige à bâtir, qui prennent leur plume pour écrire « je suis Charlie mais » mais jamais pour écrire « les salaires et retraites-chapeaux des patrons du CAC 40 sont obscènes » ; et certainement pas chez les « religieux » qui n’ouvrent pas leurs temples divers aux réfugiés, aux sans-papiers, aux sans domicile, aux vagabonds et se gardent bien de se rappeler qu’au Moyen-âge, les églises étaient ouvertes jour et nuit aux indigents, qui pouvaient dormir à l’abri sur leur sol couvert de paille.

     

    Je ne sais pas à quelle catégorie vous appartenez et ma remarque n’est donc pas intentionnellement personnelle, si elle l’est , mais je sais qu’il y a plus d’esprit « chrétien », d’humanisme et de respect dans un seul des dessins de Charlie que dans la majorité des « mais » exprimés après les meurtres infâmes. Et si Dieu existe et qu’il est ce que certains prétendent : amour et bonté, il juge sans doute que fermer la porte aux nécessiteux est un plus grand blasphème que la collection complète de Charlie-Hebdo.

     

    S’il faut cesser de « blasphémer », que Messieurs les donneurs de leçons commencent.

     

    Cordialement,

     

    TRAX (Christine Traxeler)

     

    Paris.

     

     

     


    1 commentaire
  • A retrouver en ligne sur Barricade, journal web

    intermittent sans statut ni statue, ni dieu, ni maître.

     

    En avoir ou pas

     

    « La Barbe ! » C’et le cri de ralliement du collectif du même nom dont les objectifs sont clairement exprimés dans son Manifeste du 8 mars 2008 : « rendre visibles et ridicules toutes les situations d’inégalités entre hommes et femmes » et « partir à la conquête des territoires du pouvoir sous toutes ses formes ».

     

    Violence du calme :

    Quant au moyen pour les atteindre, la Barbe a choisi « l’action », action qu’il faut entendre en un sens très physique : les actions de la Barbe sont d’abord des performances. Ce n’est pas un hasard : une bonne part des fondatrices vient d’Act up ou de mouvements militants qui pratiquaient le « happening ».

    Actions simples: les Barbues s’avancent lentement, calmes et dignes, montent les marches des tribunes, se placent autour des hommes qui les occupent, et lisent une ironique lettre de félicitations à l’égard de ces mâles qui ont si virilement su s’arroger toutes les places, félicitations accompagnées de chiffres aussi  authentiques qu’éloquents, et d’avertissements bienveillants et anxieux lorsque dans l’institution visée, ces chefs incontestables ont laissé s’introduire une, deux femmes, VOIRE PLUS !

     

    Actions non-violentes donc ? Physiquement oui, mais symboliquement et à la lettre bouleversantes car elles renversent, au moins dans l’instant, l’ordre établi ; le spectateur ne peut qu’aussitôt  ressentir le frisson d’une révolution, et percevoir que ces incongrues et ridicules « ils-elles » sont ici violemment illégitimes en tant qu’ « ils »,  et violemment légitimes en tant qu’ « elles », et que cette incongruité, ce ridicule et cette illégitimité rejaillissent sur les hommes, les « ils  purs » en quelque sorte, qui occupaient seuls la tribune un instant auparavant  et qui semblent dès lors de grotesques accapareurs sans autre droit ou titre à être là que de révoltants abus de pouvoir.

     

    L’invisibilité du visible et inversement :

    Les Barbues revendiquent parodiquement d’être légitimes mais de l’être cachées derrière leurs barbes, légitimes donc en tant qu’hommes toujours mais « farces d’hommes » en quelque sorte, et toujours invisibles en tant que femmes ou alors « en transparence ». Mais la barbe n’est pas transparente et on ne voit pas plus le menton imberbe à travers elle qu’on ne voit le rôle des femmes derrière les hommes au pouvoir. Mais pas moins non plus. Ici la société se divise entre ceux qui voient, savent et veulent savoir au-delà des apparences et à travers les transparences, et les aveuglés volontaires, les ignorants satisfaits parmi lesquels se multiplient les nouveaux machistes de tout sexe autoproclamés « masculinistes ».

     

    Le discours sarcastique qui accompagne le geste et qui énonce les disproportions arithmétiques parfois abyssales entre le sexe des représentants et ceux des représenté(e)s, rend flagrant l’arbitraire de la légitimité apparente qu’elle fait voler en éclats.

     

    Une tornade, un typhon :

    Comme une tornade, l’intrusion des Barbues fait s’envoler la maison de l’ordre établi et en fait apparaître les fondations usées, branlantes, inadéquates.

    Sont ainsi dénoncés la domination masculine mais aussi les systèmes de cooptation, d’autocongratulation et de reproduction endogène des élites.

     

    Quant à la violence physique, rare, elle est toujours venue de la cible, preuve de celle, symbolique, des actions : insultes qu’on voudrait croire d’un autre âge (« rentre à la maison, connasse ») ou molestations au Grand Orient de France et à l’UMP, placage, brève séquestration et insultes à la Fédération Française de rugby, tous lieux où les Barbues ont senti s’enfler un mâle typhon de colère.

     

    Hommage aux Guerrilla Girls :

    La médiatisation des actions constitue l’autre outil essentiel.

    L’usage du déguisement viril  et une intelligente utilisation des media ont été assez largement inspirés aux fondatrices de La Barbe par les Guerrilla Girls, groupe créé à New-York en 1985 et qui s’est divisé en 2001. Une comparaison approfondie ne peut prendre sa place ici mais le lecteur saura trouver facilement plus d’informations utiles et réjouissantes, ce qui ne sera pas le moindre des heureux effets de l’action de La Barbe et de cet article.

     

    Autant de cibles que de poils au menton :

    Le nombre des cibles dit assez l’ampleur du travail d’investigation des Barbues et leur inépuisable énergie : citons par ordre alphabétique l’Académie Goncourt, l’Académie Nationale de médecine, AGEADS à Amsterdam, Axa, les BFM awards, les groupes du CAC 40, Casino, Carrefour, Charlie-Hebdo, le CNCC, le Comité national olympique, le Conseil Constitutionnel, le Conseil Général du 71, la Cour de Cassation, le Festival de BD d’Angoulême, Fimalac, la Foire nationale d’art contemporain, la Force de l’Art, France TV, le GREP à Toulouse, l’Institut de France, l’Institut Carnot à Lyon, l’Institut Poincaré, KLM, le Nouvel Obs’, l’Odéon, l’Opéra de Paris, le Panthéon, RTL, la Salle Pleyel, le Sénat, l’Unesco, Véolia, Vivendi,…  Rappelons une action au Festival de Cannes, retentissante.

    Le site (www.labarbelabarbe.org/) donne tous les chiffres sidérants qui ont suscité les actions : pour exemple, au Colloque journalisme et citoyenneté, 91% des invités étaient des hommes alors qu’ils ne représentent que 47% des pigistes et 73% des directions de rédaction.

     

    Bientôt une pandémie :

    Quelle efficacité? Elle est difficile à mesurer mais certaine. Au  Salon des entrepreneurs, de plus en plus –« neuses », les Barbues furent applaudies. Qui pourra dire si des présences féminines à la tribune naissent aujourd’hui d’un choix démocratique spontané ou de la crainte d’une intervention barbue ? Françoise Milewski, économiste, a remercié publiquement la Barbe d’avoir permis par son intervention, sa prise de parole imprévue, brillante et décisive, lors du colloque sur la modernisation de la Fonction publique organisé par le ministère du même nom. L’économiste, bien que rapporteure du Comité de pilotage sur l’égal accès des sexes aux emplois supérieurs dans la Fonction Publique, n’avait pas été invitée à rejoindre les mâles de la tribune.

    L’ action de la Barbe a précédé la création du  « Deuxième regard » au sein du Festival de Cannes, la dénonciation de l’opacité des sélections à Cannes comme aux grandes expositions, le retour, d’une libre parole en interne au sein de « Médecins du Monde », et inspiré sans doute, et parfois initié la création de nouvelles structures militantes féministes. A leur demande, la Barbe a « marrainné » la création au Mexique des Las Bigotonas » (Les Moustachues … évidemment).

    Les Barbues aiment à dire qu’elles se reproduisent par parthénogénèse ; à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes, en Australie, au Danemark, au Mexique donc …

     

    Une thérapie personnelle et virale :

    Les Barbues souhaitent « qu’une épidémie de barbes se propage ». Comment dès lors passer sous silence les encourageants témoignages personnels : telle Barbue a rejeté ses simagrées de petite fille et sa peur constante de « dire des bêtises », puis « secoué » les consciences dans sa profession, son syndicat, ses collègues, sa famille ; telle a opposé à l’oppression des « keums » de sa banlieue une telle fierté et une telle assurance que d’eux elle n’a plus reçu les blagues et gestes nauséabonds mais l’éloge suprême : « Toi, t’es un bonhomme ! ». Il y a encore du boulot …

     

    Une bande d’anars ?*

    Son fonctionnement interne n’est pas le moindre des intérêts du collectif qu’est La Barbe. On y entre, en sort, y revient à volonté. « Barbue un jour, Barbue toujours ! » résument-elles. A Paris, le collectif regroupe une quarantaine d’activistes toujours en nombre suffisant pour donner une ampleur notable à l’action. Les fonctions changent de titulaires tous les six mois. Les actions sont démocratiquement proposées et discutées en suivant les règles de partage de la parole qu’on retrouve chez les Déboulonneurs, les Désobéissants, Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.), la Brigade activiste des Clowns (B.A.C.), et bien d’autres groupes de la mouvance libertaire. De même que l’autogestion, l’autodiscipline, l’absence de leader, la non personnalisation de la communication extérieure, la présence ponctuelle, et pour les seules nécessités techniques, d’une « cheffe d’orchestre » toujours changeante lors de chaque action.

    Aucune de ses nombreuses actions n’a suscité à ce jour de désapprobation interne ni de clivage. A…, qui n’avait jamais milité, a tenté plusieurs structures mais n’a trouvé son épanouissement qu’à La Barbe, en raison de ces processus qui lui apparaissent comme véritablement démocratiques et lui ont permis de s’emparer d’une parole qu’elle n’avait jamais osé prendre.

     

    Des  Femen, comme d’autres groupes féministes militants, la Barbe s’en tient à dire que leur combat, comme d’autres, est complémentaire du sien et que, « compte tenu du boulot à faire », il est souhaitable que les féministes soient nombreuses et les actions multiples.

     

    … mais pas une bande de lesbiennes, çà alors !?

    La Barbue est femme, néo-militante ou plurimilitante, homo- hétéro- ou bi- (contrairement à certaines rumeurs qui en ferait une lesbienne), mère ou sans enfants, trentenaire, soixantenaire, ou plus, ou moins, prête, en cas d’attaque,  à la riposte musclée parce qu’elle refuse d’être une victime, ou à la patience passive de la tortue parce qu’elle refuse toute violence;  et toujours capable d’affronter sur une estrade l’hostilité générale. En résumé, une femme-sujet qui a du clito!

     

    Pas de pouvoir pour la Barbe, plutôt la Mort !

    Si, depuis peu, elle accepte de participer à certains débats publics, la Barbe tient à son rôle de dénonciation et se refuse aux préconisations. Elle ne soutient pas la parité mais reconnaît que c’est un outil. Lorsque l’UMP a fait un appel aux dons pour payer ses amendes, la Barbe a renchéri par un parodique appel aux dons à tous les partis pour aider les hommes à y rester entre soi.

     

    Si elle ambitionne d’aller un jour, embarbée, à l’Elysée, la Barbe, comme les Zapatistes,  ne souhaite pas le pouvoir mais au contraire l’auto-dissolution qui prouvera qu’elle est devenue inutile. Et loin des imageries machistes, elle ne prétend pas que le pouvoir serait meilleur aux mains des femmes. Les dernières phrases du manifeste sont claires : «Quand les femmes auront le pouvoir, on verra bien ce qu’elles en feront. En attendant qu’elles le prennent. »

     

    *La Barbe révère toutefois Sainte Wilgeforte, dont une statue est à Beauvais, pour des raisons évidentes.


    votre commentaire
  • Keith qu’il ne faut pas voir!! ou Har(ing)o sur les arnaqueurs !

     

    Keith Haring expose dans deux lieux que je ne préciserai pas pour ne pas ajouter à sa pub’.

    J’y suis allée comme j’étais allée voir Basquiat, pour ne pas juger du talent de l’artiste sans avoir vu ses œuvres autrement qu’en reproductions et incontournables produits dérivés.

    Je suis maintenant convaincue du très grand talent de Basquiat, qu’il s’agisse de ses compositions, de ses couleurs, de ses thèmes et par-dessus tout, de sa sincérité.

    Je suis non moins convaincue que Haring ne fut qu’un opportuniste bavard qui aurait dû se contenter de décorer des tasses. 

     

    Liquidons le point de vue artistique aussi vite qu’il le mérite. L’imagination de Haring était épuisée dix ans avant sa mort. Le gigantisme de certaines de ses œuvres prouve son talent pour trouver l'argent nécessaire mais on ne ressent nulle part que cette démesure ait répondu à une nécessité intime ni qu’elle ait un sens, et les œuvres n’y gagnent rien. Répétitif dans ses thèmes, faible dans son dessin, convenu dans ses tentatives de provocation, sans audace dans ses couleurs, maladroit dans ses compositions et, ce qui est bien pire, dépourvu de sincérité, Haring est à Basquiat ce que la piquette est au Mouton-Rothschild. 

     

    Cependant il ne serait pas très grave qu’un incapable pistonné de plus soit exposé dans de hauts lieux culturels. Mais que l’exposition de ce bouffon porte en sous-titre « The political line », voilà qui relève de l’escroquerie en bande organisée.

    Lisez la biographie de Haring, particulièrement celle écrite pour l’exposition : son militantisme y est gonflé comme la baudruche qu’il est. Il est clair qu’il  n'a jamais été un militant politique et qu’il a le plus tôt possible puis sans cesse joué à fond le jeu du marché. 

     

    Les opérations gadgets que ses complices du marché de l’art tentent de faire passer pour ses hauts faits se résument à : avoir distribué 20 000 copies d’un poster signé de lui lors d’une manif anti-nucléaire, avoir créé des pop’shops, avoir distribué ses T-shirts aux pauvres pêcheurs d’un village du Brésil, avoir, à ses débuts, graffité dans le métro, avoir, in articulo mortis, créé une Fondation.

     

    Distribuer 20 000 reproductions de son propre poster à une manif' antinucléaire a sans doute été un excellent coup de pub et l'occasion de créer des collectors peut-être, un jour, juteux. Mais, comme geste écolo, des milliers de gens  ont fait beaucoup mieux que de distribuer des kilos de papier, et, dans la lutte antinucléaire, beaucoup mieux et plus risqué que de participer à UNE manifestation en médiatisant cette participation! Cela s’appelle utiliser une lutte au seul profit de son image et de sa cote. Si Haring avait donné aux vrais militants antinucléaires l'argent mis dans le tirage nombriliste et calculateur de ses posters, celui-ci aurait certainement été beaucoup mieux employé. 

     

    Quant à ses pop shops, l’un des lieux d’exposition présente celle qui était installée à ... Saint-Tropez ; pas dans le « 9 cube », curieusement. Affligeant. Dans un décor sans imagination qui n'est qu'un bégaiement de sa production rabâchée, ce militant de pacotille ne vendait que lui-même décliné en gadgets, et pas au prix de la poule (de batterie) au pot. Le peuple, lui, peut donc continuer à se fournir en made in China et le rôle de ces shops dans la diffusion de l’art n’est rien moins que populaire.

     

    Dans le même lieu, une vidéo "Haring au Brésil" montre parfaitement dans quel milieu friqué, branché et superficiel, Haring a évolué et été porté aux nues. Sa grande oeuvre philanthropique là-bas (la seule dont ses amis puissent se souvenir et se gargariser sur cette vidéo) fut de distribuer ses T-shirts invendus à tous les pêcheurs et enfants de pêcheurs du coin.

     

    Que même ses graffiti les plus médiocres sur les papiers noirs du métro aient été récupérés pour être exposés dit tout sur sa soi-disant volonté de mettre l'art à la portée de la rue. Dans la rue, oui, mais juste le temps que ce contexte fasse monter leur cote. 

     

    Certes Haring a créé, sentant son heure venir, une Fondation. On sait que derrière une Fondation peut se cacher une excellente opération fiscale pour l’artiste, ses héritiers et ses marchands. Bon, d'accord, là je parle sans savoir mais il l'a bien mérité. 

     

    En conclusion, je conseille vivement d’éviter les deux pures déjections du marché de l’art que sont ces expositions, conseil qui malheureusement n'aura aucun effet sur la perpétuation de cette imposture. Mais au moins, vous aurez été prévenus. 

     


    votre commentaire
  • Vilain volley velu

     

    Franchement je me demande ce que fait la police ! Je suis assise dans le square Keller et j’ai sous les yeux un grand type qui s’agite torse nu (et velu) en jouant au volley. En toute impunité. Vous imaginez ce qui se passerait si moi, femme, je me mettais à sautiller à travers le square, mes superbes seins à l’air !

    « Ah mais, me diront certains, ce n’est pas pareil ! ». « Ah ben, pourquoi donc ?» leur rétorquerai-je avec un fantastique à -propos.

    Pourquoi  l’exhibition de ses seins par une femme est-elle considérée comme un attentat à la pudeur sinon parce que, du point de vue de nos conventions sociales consacrées par la loi, ce faisant, elle excite le désir sexuel en un lieu inapproprié ?

    Et pourquoi l’exhibition de ses tétons par un homme n’est-elle pas … tati patata ? Réponse logique : parce que, du même point de vue, il ne peut pas provoquer de désir sexuel. D’où l’on peut conclure  aisément que convention et loi restent celles d’une société machiste et hétéro qui continue de nier qu’existent pour de bon le désir chez la femme et l’homosexualité.

    Lecteurs , profitez de l’été pour manifester votre indignation et changer le monde! Que les Barricadiers portent des hauts de bikini sur les plages, (empruntez celui d’une compagne pour ne surtout pas relancer la croissance), et que les Barricadières se déshabillent dans les squares !

    Vive le sexe, vive l’amour !

     

    P.S. réjouissante exposition au Palais de la Découverte, à Paris, intitulée « Bêtes de sexe », consacrée à la sexualité animale et dont un chapitre nous rappelle que les Bonobos s’enfilent (et je dis cela en toute poésie) comme des perles sans distinction de sexe tandis que près de 30% des manchots vivent en couples homosexuels. Wikipédia ajoute à cette grande famille homo et bi, les orques, les lamantins, les girafes, les lions, les putois, les macaques et plusieurs oiseaux. Par les temps qui courent ,il est bien nécessaire qu’on se le dise et qu’on le répète à certains …


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique